La vie collective

Le lien social

 

L'une des bases essentielles est le lien social au sein du collectif et vers l'extérieur.

  • Cultiver l’esprit d’entraide et de partage, mutualiser et partager des ressources, se répartir les tâches d'entretien du site.

  • Développer la confiance et l'harmonie au sein du groupe.

  • Prendre soin des échanges en utilisant des principes de communication non violente, de bienveillance, de respect, d'authenticité, d'écoute active, de sincérité, de simplicité, d'équivalence de tous les membres.

  • Se nourrir de l'autre, de ses expériences.

  • Favoriser les échanges, y compris avec ceux qui ne font pas partie de l’habitat groupé.

  • Organiser des moments de détente, permettre aux uns et aux autres de pouvoir partir en vacances en prenant collectivement en charge leurs tâches pendant leur absence.

  • Respecter la vie privée et l’intimité de chacun.

  • Célébrer les petites et grandes occasions, cela permet de renforcer la cohésion du groupe et d’accroître la fierté et la motivation pour démarrer de futurs projets.

La gouvernance & les prises de décision

 

Le ciment du collectif, c’est la mutualisation, l’entente et l'entraide. Cela implique de travailler d’abord les aspects relationnels, ensuite d’avoir une bonne organisation et un minimum de méthode pour que ce soit plus facile et plus clair pour tous.

Il nous semble intéressant et important de mettre en place des principes de prise de décision au consentement, de sociocratie et de communication non violente.

Nous envisageons de nous former dans ces domaines, individuellement ou collectivement. Les nouveaux membres seront formés aussi à leur tour, au moins de façon interne par les membres plus anciens, voire de façon externe si cela s’avère nécessaire.

 

Gouverner, c'est avant tout s'organiser ! Dans un mode de gouvernance horizontale, la première chose est qu'il n'y a pas de décideur fixe et unique.

En fonction des tâches à réaliser, un ou plusieurs référents sont nécessaires. Ces derniers sont choisis en fonction des compétences de chacun. Leur rôle est d'être en charge de l'évolution et du bon fonctionnement de la tâche qui a été définie collectivement. Et, du fait que les tâches évoluent, les référents également. Une rotation est mise en place, favorisant la qualité de réalisation et évitant les problèmes liés à l’ego.

 

C'est l'association du collectif qui s'occupe de l'organisation et cela se traduit d'abord par des rencontres régulières auxquelles chacun participe. L'association propose des moyens et des outils divers pour la réalisation concrète des tâches à effectuer.

 

Ces rencontres sont de différents types : groupes de travail sur un thème précis regroupant une partie des membres, réunions plénières où les groupes de travail peuvent faire un exposé de leurs recherches à l’ensemble des membres, réunions d’information pour les visiteurs.

Le principe appliqué est celui du cercle de parole où se succèdent tours de paroles, discussions, débats, prises de décision au consentement. Le consentement est l’approbation collective d’une proposition où personne ne dit non ni ne s’oppose : quelqu'un  peut ne pas être totalement d’accord mais ne fait pas blocage suite à des aménagements éventuels de la proposition. Ces prises de décision sont cadrées par des personnes ayant des rôles précis, qui tournent de rencontre en rencontre :

  • Le scribe : il prend en note ce qui se dit (discussion, décisions, désaccords...), fait un résumé oral de ce qu’il a noté à la fin de chaque sujet abordé et rédige le compte-rendu.

  • Le facilitateur : il prend en compte les besoins du groupe, crée un espace de confiance, de sécurité, de bonne ambiance, amène les personnes qui souhaitent participer à la discussion à le faire en organisant les prises de parole, s'assure que personne ne domine la discussion, repère les frustrations possibles et les gère, s’assure que chacun reste dans le sujet, aide le groupe à respecter l'ordre du jour et à rester concentré sur le travail à accomplir, propose la formation de groupes de travail si nécessaire. C’est un rôle très important et assez difficile à tenir.

  • Le maître du temps : il contrôle le temps dans tous les aspects de la discussion (prise de parole, réponse directe, temps par thème, temps total de la rencontre…) et alerte en cas de dépassement.

 

Les rencontres s’établissent selon un ordre de jour établi à l’avance et font l’objet de compte-rendus diffusés à tous les participants. Pendant la phase de mise en place du projet, les avancées et décisions que nous prenons sont publiées sur notre site pour les visiteurs.

Ces réunions ne doivent pas se multiplier. En fin de chaque réunion, la date de la réunion suivante est proposée. En phase de mise en place du projet, une fréquence d’une réunion toutes les deux semaines est appliquée.

 

Nous établissons quelques règles de bonne conduite lors de ses réunions : être présent complètement du début à la fin lors de ces réunions : prévoir ce temps, ne pas être dérangé, éteindre son téléphone. Créer un espace où chacun se sente libre d'exprimer ses envies, ses besoins ou ses peurs. Accepter les rôles attribués soit à soi-même soit aux autres et le respecter en ayant en tête qu’un rôle ne donne aucune prérogative ou privilège concernant les idées proposées, les décisions,etc… Et bien sûr, en cas d’absence, j’avertis le collectif avant la rencontre.

 

Nous mettons en place un compte rendu, disponible au plus vite après les réunions et accessible à tout moment (il est déposé dans les espaces collaboratifs du collectif). Chaque membre a la possibilité de provoquer une réunion en cas de nécessité.

 

 

Comment se déroule la prise de décision ?

Les décisions sont prises au consentement. Elles suivent le schéma suivant :

  1. La résolution : c’est la formulation orale puis écrite de ce que nous avons à décider.

  2. La clarification : c'est le moment des échanges avec questions/réponses permettant de clarifier la proposition, voire de l’adapter. Cette phase doit permettre d'arriver à ce que tout le monde a bien compris la proposition. Dans cette phase, nous faisons le choix entre : maintenir la résolution en l’état, la modifier ou la reporter. Le rôle du facilitateur est important à cette étape.

  3. Le tour d’expression : chacun donne son ressenti sur la proposition.

  4. Le tour d’objection : c’est la phase finale, après avoir entendu et débattu sur le sujet, chacun exprime s’il est d’accord ou pas avec la résolution proposée. Si une personne s’oppose à la résolution, cela signifie que la décision ne peut être prise en l’état. Il sera alors nécessaire d’éclaircir la résolution proposée à l’occasion d’une rencontre ultérieure, le temps pour les personnes ayant manifesté une objection de préparer un argumentaire.

L’objection ne doit pas être prise à la légère, car elle peut conduire à un sentiment d’exclusion si une personne ne peut pas exprimer sans crainte son désaccord et avoir pour conséquence que la personne quitte le groupe si la résolution est adoptée en l’état. L’objection peut aussi mettre en lumière un problème de fond qui sera pourra être mis en évidence.

Les outils & méthodes pour coopérer

Pour le moment, nous nous limitons à ce qui va nous permettre de nous réunir, de réfléchir ensemble au projet. Il y a encore des outils à améliorer voire à mettre en place  car notre groupe ne fait que commencer à se former. Nous demandons aux membres d’utiliser les mêmes méthodes et les mêmes outils de travail.

 

Matériel et logiciels : parmi les moyens matériels que nous utilisons, il y a tout d’abord le ce portail de présentation pour faire connaître notre projet à un maximum de personnes et de tenir au courant les visiteurs de nos avancées sur le projet. Il sert aussi au groupe à synthétiser les différentes réflexions que nous avons eues sur les différents thèmes depuis le début du projet, pour faciliter la mise en forme de propositions et les prises de décisions.

Nous utilisons régulièrement framapad pour établir de façon collaborative les ordres du jour des rencontres, les comptes-rendus de rencontres, et noter les réflexions durant nos ateliers. C'est un outil facile d'utilisation et qui facilite nos échnages, en particulier dans la phase d'étude alors que nous ne sommes pas sur le même site.

padlet est une sorte de "mur" qui permet "d'afficher" des documents sous forme de "post-it" (images, documents divers, textes). Nous l'utilisons pour  synthétiser les échanges que nous avons eus dans nos rencontres depuis le début du projet, triés et classés par thème. 

Nous avons aussi créé quelques modèles de documents : pour faciliter le déroulement des réunions, compte-rendus, prise de décision, invitations, aide à la prise de notes pour faciliter le déroulement des réunions.
 

Nous utilisons fréquemment le téléphone bien sûr ainsi que l’ordinateur et plus particulièrement plusieurs logiciels : logiciel d’édition OpenOffice, Skype, Drupal, Agora.

Des sites internet sont parfois bien utiles : les sites spécialisés dans l’habitat groupé, des sites d’annonces, des sites permettant de visualiser les cadastres ou autres cartes.

 

Nous utilisons 2 modes de rencontres :

  • Des rencontres téléphoniques toutes les 2 ou 3 semaines, éventuellement en visio-conférence (Skype) selon les possibilités de chacun, ou nous pourrons échanger, discuter, et même visualiser des documents. C'est le mode le plus utilisé car les différents membres sont éparpillés géographiquement.

  • Des rencontres physiques, de durée variable entre 1 à 5 jours, où l’accent est d’abord mis sur la rencontre des uns et des autres, puis sur les sujets qui ne peuvent être traités à distance. Nous nous rencontrons au minimum une fois tous les deux mois.